Le blog de la librairie des halles, Niort
Rencontre Annulée
La rencontre aura lieu à 18h à Chauvigny.
Rendez-vous à La Grange aux Loups
5, plan Saint Pierre.
Il est encore possible de réserver au 09 53 02 55 02 !
Carte blanche à l’association des amis des éditions de L’Escampette !
Rendez-vous le vendredi 23 mai à 18 h 30 !

Nous avions fêté les vingt ans des éditions avec Christian Garcin cet automne
mais nous n’avions pas parlé de l’association des amis de L’Escampette !
Nous sommes donc ravis de les accueillir !
Un mot sur leurs objectifs... Bien sûr contribuer à la promotion des titres du catalogue de L’Escampette. Et faire découvrir des livres méconnus et peu lus. Être passeurs, que nos lectures soient éclectiques, que nous soyons grands ou petits lecteurs… qu’importe ! Alors, plus que jamais, soyez curieux !
C’est l’écrivain Claude Chambard qui orchestrera la rencontre, avec trois écrivains de la maison: Lionel Bourg, Patrice Granadel et Claude Tasserit autour de leurs derniers textes publiés en ce début d’année.
Lionel Bourg et L’Échappée, récit rendant hommage à C. Gaul, cycliste luxembourgeois renommé des années 1950, retrace son parcours, de son enfance à ses succès sportifs. L'écriture, la lecture, la musique... et les exploits presque inhumains de Charly Gaul, sont pour lui des échappées. Il veut échapper à sa famille meurtrie, à son destin de fils d'ouvrier. Son enfance est peuplée de figures tutélaires emblématiques qui ont entretenu sa rage de vivre. Charly Gaul est de celles-ci. Sa pugnacité, sa capacité à gravir les montagnes, sa solitude dans l'effort puis face au monde, sa complicité avec les éléments, sa force en milieu hostile, l'ont rendu proche de l'enfant écorché vif à la recherche de sa ligne de vie. Tous les sens en alerte, magicien des mots, l'auteur dévoile avec une sensibilité extrême et un sens aigu de la poésie les émotions qui ont jalonné son enfance.
« Récit une fois encore autobiographique mais qui se centre sur ce Charly Gaul, souvent présent d'ailleurs dans ce que j'écris, manière de considérer comment, en quoi et pour quoi l'Ange de la Montagne me fut déjà toute poésie – et toute dissidence. » (Lionel Bourg)
Patrice Granadel publie son premier livre : Monsieur Chemin
« C’est un livre où s’engouffrent des vents fous, de tumultueuses bourrasques et d’autans fantasques, où les orages tutoient l’avril d’une confidence, ou les pages frémissent toutes des murmures d’herbes sèches et de brindilles guenilleuses, où les saisons bavardent avec l’horizon. Les coccinelles, les libellules et les papillons y dessinent l’invisible à portée de nuages ; les néfliers et les noisetiers y conversent avec de joyeux champs de cerises. Les petites filles aux cheveux de blés y font grande provision d’azur au jardin endimanché. On y entend encore crisser sur le gravier des nuits endormies les pas légers d’hommes silencieux. C’est un livre d’heures claires, dans l’amitié lumineuse des sources vives, un recueil d’épiphanies, le cartable plein de sentes buissonnières. C’est un livre où s’épanouissent de fines fleurs de givre sur le carreau de la croisée, où l’écriture est cousue au point de rosée, où l’éternité rêve dans la neige des jours. » Et c’est Jean-Paul Chabrier qui le dit !
Claude Tasserit, publie après Seul domicile fixe, Maison Blanche qui sortira juste de chez l’imprimeur !
On se souvient du héros de Seul domicile fixe qui s’évadait d’un espace clos et indéterminé (prison, asile, maison de « redressement », quoi d’autre ?). On se souvient de l’angoisse kafkaïenne qui en résultait… Cet espace, nommé Maison blanche, se révèle en être le lieu originel. Maison blanche est le nom d’un hôpital psychiatrique où l’auteur a séjourné, pendant trois semaines, pour dépression. Le récit qu’il fait de cette période, à la lisière de l’humain, s’attache moins à rechercher les causes de son hospitalisation qu’à en décrire les étapes, et, en définitive, au-delà de toute attente et de toute espérance, le bien-fondé. Ce texte aurait pu se cantonner à un travail de reportage. Il est beaucoup plus que cela grâce à la magie et à la force de la littérature.