Le blog de la librairie des halles, Niort
« Il paraît qu’autrefois certains animaux traversaient le ciel grâce à leurs ailes, de fins bras couverts de plumes qui battaient comme des éventails. » Mais il y a des cochons fluorescents, des abeilles, des poissons, des moutons, un village digne d’études ethnologiques, face à la ville, un pasteur, le père de « Petite boîte d’Os » qui nous raconte, ce drôle de village en bordure d’un lac… où les vivants vont se baigner, et au fond duquel les morts se reposent…. Un conte ? Une histoire d’amour (car il y a Joseph !) ? Une histoire de fin du monde et de montée des eaux ? Onirisme ? Métaphore ? Un clin d’œil au monde de Cortázar par la présence de gènes d’axolotl, alors on se laisse porter, sachant que les frontières entre réel et imaginaire vont se croiser et s’entrecroiser, et se dissoudre ! Un premier roman (Karin Serres est par ailleurs dramaturge… et la langue n’a aucun secret pour elle !) dans lequel envoutement rime avec étrangeté, et inquiétude !
Monde sans oiseaux. Karin Serres. Stock (coll. La forêt) 12,5 €