Le blog de la librairie des halles, Niort
Il arrive parfois que l’on soit en froid avec un auteur, lu sans relâche pendant plusieurs années, parce que ses deux, trois dernières parutions vous ont déçu …. Et puis magie ! Un ami vous dit que oui, il est vraiment à lire son dernier, et un autre vous l’offre en vous lisant les premières pages à voix haute. Un roman ? C’est ce qui est indiqué sur la couverture… en aucun cas contrarier celui qui a écrit L’art du roman ! Une fable ? … Pas vraiment d’intrigue, mais quatre amis rêvant, méditant sur la vie et la condition humaine au fil de leur rencontres, et promenades au jardin du Luxembourg… Réflexions sur l’histoire (merveilleuses digressions en compagnie de Staline, Kalinine et Khrouchtchev !), sur l’autre, l’étranger, les passions, la maladie, le mensonge et même sur l’érotisme du nombril !
L’insignifiance se décline ici à tous les temps, avec une ironie piquante comme « essence de l’existence », comme « la clé de la sagesse » et celle de la « bonne humeur ».
Une insoutenable légèreté ? !
La fête de l’insignifiance. Milan Kundera. Gallimard. 15,90